Et voici qu’elle revient, la Clémence, avec sa voix tonitruante et gouailleuse, son accordéon et son visage à mille facettes. Cette comédienne d’exception n’a de cesse de nous étonner. Encore une fois l’aventure promet d’être singulière. Rendez-vous avec une tragédienne sensible et romanesque qui, après avoir parlé des Courriers du cœur sur lesquels nous avons bien ri, brave l’œuvre du grand poète anglais Shakespeare.

« En allant voir, ce soir encore, Clémence Massart dans L’Asticot de Shakespeare au Théâtre Sorano, on est sûr de beaucoup rire et de ne plus jamais voir la mort de façon tragique. C’est pourtant dans des tragédies de Shakespeare comme Hamlet et Roméo et Juliette que l’incroyable comédienne puise notamment son imagination débordante. Tour à tour asticot, personnage de théâtre ou conférencier amnésique, cette magicienne de la scène fait mouche avec tout ce qu’elle touche. La présence d’esprit, le charisme et le talent de Clémence Massart sont les seules choses que l’on retient de ce spectacle jubilatoire. L’Asticot de Shakespeare donne à voir une interprète généreuse et envoûtante qui appartient à la race très rare des vraies grandes comédiennes. » - Jean-Luc Martinez, La Dépêche du Midi

 

Autour du spectacle :
 
- rencontre
avec l'interprète le jeudi 21 octobre à l'issue de la représentation

 

Un spectacle de Philippe Caubère et Clémence Massart
Sur des textes de William Shakespeare, Charles Baudelaire, Jean Giono, Vladimir Jankelevitch, Charlotte Delbo et Philippe Caubère - Paroles des chansons de l’Asticot en anglais : Joe Cunningham et un anonyme du XVIe siècle, mises en musique et traduites par Clémence Massart - Chanson de Jean Roger Caussimon - Mis en scène : Philippe Caubère - Costume de l’Asticot : Sophie Lascelles - Costume noir : Verasri Treethara dite Tera - Marionnette et nez : Freddie Hayter - Régie plateau et assistante : Andriève Chamoux - Régie et lumières : Alain Le Nouëne, Claude Djian - Régie tournée : Guillaume Parra - Affiche : Sciapode Création - Photo affiche : Piper Mavis - Photos : Katty Castellat - Enregistrements et montage sons : Jean-Christophe Scottis - Souffleuse : Hélène de Vallombreuse

Production : Véronique Coquet - La Comédie Nouvelle
Remerciements à Patricia Monceau directrice du Théâtre Sorano de Vincennes
Le personnage de l’Asticot a été créé en anglais au sein du Footsbarn Travelling Theatre pour le Théâtre du Globe à Londres en juin 2008, puis Noël 2009 et janvier 2010.
Le spectacle a été crée au Théâtre Sorano de Toulouse en février 2010.

 

Dossier de spectacle

[Présentation] [Extrait] [Photos]

 

Présentation

Qu'elle vienne nous parler d'amour ou de la mort, comme c'est le cas avec cette création, Clémence Massart est enthousiaste, fébrile et pressée de connaître les réactions des gens. "Je vais me lâcher comme jamais", prévient-elle. "J'ai envie de m'amuser. En vieillissant, il faut savoir parler de la mort avec humour. Pour cela, j'ai besoin du public. Il travaille avec moi. On mange la même cuisine. On est ensemble."

Dans L'Asticot de Shakespeare, elle a eu l'idée de rassembler des textes liés à la mort et aux asticots, si mal-aimés et pourtant si utiles. D'autant que dans les tragédies de Shakespeare, le nombre incroyable de morts produit une quantité impressionnante d'asticots… "L'asticot est celui qui nettoie", ajoute la comédienne. "Il n'est ni homme, ni femme. Il est un animal en transition qui veut devenir mouche. Dans le spectacle, il se déguise en plein de personnages qu'il connaît bien parce qu'il les a tous bouffés". Dans la peau de l'asticot, Clémence Massart n'a que l'embarras du choix pour nous parler des grands disparus et des anonymes aussi. Elle donne ainsi la parole aux asticots de Shakespeare mais aussi à ceux de Beaudelaire, de Giono, de Jankélévitch, de Michaud ou encore de son fidèle complice Philippe Caubère. "Philippe Caubère a tout laissé tomber pendant trois mois pour être avec moi sur ce spectacle", confie reconnaissante, celle qui fut son épouse. "Il est bien plus que le metteur en scène du spectacle, il en est le cocréateur. Au départ, je lui ai fourni des textes que j'avais sélectionnés pendant un an et on les a travaillés ensemble. Il est très fort pour la dramaturgie, pour donner du rythme aux spectacles. Le résultat est comme un cabaret. Je suis une sorte de clown qui parle et qui chante. Je me transforme physiquement aussi avec plein de chapeaux et des accessoires. J'avais envie de ressembler à ces baratineurs qui sont sur les foires. De faire de quelque chose de grave un spectacle léger, une rêverie sur la mort mais que ce soit drôle."

"Qu’on vienne voir Clémence comme on irait voir le dernier panda vivant au jardin zoologique de Vincennes, le tableau interdit de Courbet l’Origine du Monde au Musée d’Orsay, un ultime concert des Rolling Stones ou de Johnny Hallyday, Arletty, Fréhel, Zouc ou Fernandel dont on annoncerait à l’Olympia un gala exceptionnel. Elle est de cette race-là, de cette époque et de cet âge. Alors qu’elle a le nôtre. Oui, la seule vertu, le seul intérêt d’une telle mise en scène est que devant la lumière, la force et l’originalité d’un tel talent, elle disparaisse." - Philippe Caubère

 

Extrait

Chanson

Je suis la Mère Asticot pour vous, Lady-ver-de-terre,
Toujours prête pour un fricot, any "body" fera l’affaire
Je suis votre asticot ordinaire, bouffer, bouffer, c’est tout pour moi ! Toujours partant pour une "livre de chair"
L’asticot de Venise, c’est moi !
J’ai fait toutes les batailles : Hastings, Waterloo,
tellement bouffé - beuârk - j’ai dégueulé
Mais ça j’l’ai ravalé après !

Hélas, pauv’ Yorick, je l’ai bien connu,
Le fou du roi le plus drôle, "the best !"
A présent c’est plus qu’une tête de mort
J’sais bien : c’est moi qui ai bouffé le reste
Un jour j’ai mangé le zizi de Shakespeare : wouâh ! un sacré mâle !
J’avais encore un petit creux : "Mon royaume pour un cheval !"
Les amoureux, les poètes et les fous, oh oui j’en ai mangé !
Z’avaient tous un peu le même goût, ça je peux vous le jurer

Alors quand vous serez dans la tombe, les gars,
Vous faîtes pas d’bile, je vous oublierai pas !
Que vous soyez mendiant ou roi,
Vous passerez par moi
Vous vous vous – Toi toi toi
Que tu sois mendiant ou roi
Tu pas-se-ras-par-moi !

 

Photos

 

Autres spectacles de l'artiste

 Que je t'aime - Courrier du coeur (2007)

 La Vieille au Bois dormant (2007)





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Retour à la liste Mercredi 20 octobre / 19h Jeudi 21 octobre / 19h Vendredi 22 octobre / 21h Durée : 2h env. A partir de 15 ans

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